Mangas et mondialisation??

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  • 11 décembre 2005 à 21 h 34 min #28912 Répondre

    Invite
    Participant
    11 décembre 2005 à 21 h 34 min #28913 Répondre

    Invite
    Participant

    Bonjour a tous je voulais reccueilir votre avis sur l influence et la diffusion des mangas en france et aussi a travers le monde.
    (genre est ce que les mangas son un moyen fondamental d exporter la culture japonaise, cette culture va t elle avoir un impact sur notre culture occidentale etc…)
    Je sais la question est vaste mais bon.
    Paske je fais une recherche pour un exposé et jvoulais voir ce que des specialistes en pensaient.

    Merci beaucoup.

    11 décembre 2005 à 23 h 38 min #28914 Répondre

    Atvaark
    Modérateur

    Salut AkKtuL,

    Je réponds plus en amateur qu’en spécialiste… :wink:

    Déjà  , je suppose que par « mangas », tu veux dire mangas et animation japonaise.

    Je ne vais pas faire un exposé, c’est ton boulot, mais voici quelques points de réflexion :
    – l’explosion du marché des mangas en France… Quelle librairie BD n’a pas aujourd’hui un rayon manga bien fourni ?
    – je prends des cours de japonais dans une association… Il y a pas mal d’élèves de l’association qui ont été amenés à   apprendre le japonais après avoir lu des mangas ou vu des animes en VO… et apprendre une langue, c’est une des meilleures ouvertures qu’on puisse avoir sur une culture ;
    – il y a des mangas édités en France qui révèlent des pans entiers de culture japonaise tout en étant accessibles au profane (cf. Le gourmet solitaire puisque j’en parlais récemment) ;
    – en termes d’animation, on entend souvent que les animes ont eu du succès parce que les jeunes adultes d’aujourd’hui sont d’abord revenus vers les dessins animés japonais de leur enfance… Personnellement, ça n’a pas été mon cas… D’ailleurs, je serais bien incapable de regarder aujourd’hui la plupart des dessins animés que je regardais en rentrant de l’école. J’ai essayé les Cités d’or, j’ai tenu quelques épisodes en me forçant. Bref, tout ça pour dire que si la nostalgie ne joue pas dans le succès de la japanime, c’est bien qu’il y a là   quelque chose de plus que le public ne trouve pas en occident. Celui qui s’intéresse aux animes et aux mangas s’aperçoit rapidement qu’il y a une telle production de qualité (au milieu d’un océan de merde, évidemment) venant uniquement du Japon qu’il devient finalement plus profitable de s’intéresser au pays entier et à   sa culture qu’à   chaque réalisateur ou scénariste individuellement (même si l’un n’empêche pas l’autre) ;
    – la culture japonaise étant quand même assez spéciale, il y a beaucoup d’éléments des mangas et des animes qu’on ne peut comprendre qu’en y étant initié. Comme ça finit par être frustrant de passer à   côté de plein de petits détails incompréhensibles, on s’intéresse à   la culture japonaise pour résoudre ce « problème technique »… Et la culture japonaise étant hautement intéressante en dehors du cadre mangas/animes, on finit par s’y intéresser tout court.

    En règle générale, exporter son art est la meilleure (seule ?) manière d’exporter sa culture.
    Exemples :
    – la France jusqu’à   la seconde guerre mondiale… dans de nombreux pays d’Europe, il est bien vu de parler français depuis le rayonnement des Lumières, puis grâce à   l’incroyable production littéraire et picturale du pays qui a réellement impressionné le monde entier ;
    – l’Amérique aujourd’hui… sans les films américains, la pop culture, la musique, etc., la culture américaine se serait bien moins répandue.

    Dans tous les cas, on voit aussi qu’il y a un phénomène d’adoption de stéréotypes grossiers, car la production culturelle d’un pays réflète ses préoccupations, et non son état réel :
    – La France, toujours vue dans de nombreux pays comme un pays rural et romantique… L’art français a beaucoup représenté la campagne parce qu’elle constitue un héritage immense, et que justement on s’y est intéressé par opposition à   l’urbanisation croissante… si on représente la France rurale, c’est donc aussi parce que la ville progresse et rend la campagne spéciale ! Quant au romantisme, ça remonte au début du 20e siècle, mais les stéréotypes ont la vie dure.
    – Les USA, vus comme un pays violent et inhumain, où tout le monde manigance des trucs louches. Si ça se retrouve dans leur art, c’est plutôt que le problème les préoccupe, et que donc par essence la majorité se situe à   l’opposé ds phénomènes montrés. D’ailleurs, si le public français reçoit si bien les films américains, c’est bien qu’on est très semblable au public américain… Les Américains, il faut les imaginer assis dans la salle de cinéma à   côté de nous, et non pas représentés à   l’écran.
    – Et évidemment le Japon… Je ne reviens pas sur le nombre de trucs débiles qu’on a pu lire à   propos de ce pays, déduits de ce que montrent les dessins animés japonais. Ben en fait, c’est généralement n’importe quoi ! :wink:

    Pour finir, pour montrer que la culture japonaise est en train d’influencer la nôtre, il n’y a qu’à   voir notre production ciné/télé/BD actuelle. L’esthétique des films/animes japonais est partout. (D’ailleurs, la série Code Ryoko produite par France 3 est ce que j’ai vu de mieux depuis logntemps comme dessin animé pour enfants. Elle mélange bien une mise en scène très française, surtout pour les décors, les plans et la trame scénaristique, avec une esthétique japonaise pour les personnages.)

    Ouh, j’ai écrit une tartine. :roll:

    12 décembre 2005 à 0 h 30 min #28915 Répondre

    Invite
    Participant

    Merci pour ton »pas exposé »^^
    Deja rien qu une réponse ma permi de pointer du doigt quelques éléments auxquels je n avais pas pensé.J’espere qu il y en aura d autres.
    En plus ça fait plaisir un forum ou l’expression est digne de celle d un sophiste grec (désolé pour cette comparaison minable, mais tout le monde sait que la culture c’est comme la confiture…^^) par rapport au reste des forums jemenfoutistes de l orthographe qui remplissent le net.
    Ps: je dirais plutot un cheeseburger qu une tartine hihi

    12 décembre 2005 à 0 h 51 min #28916 Répondre

    Paranoid
    Participant

    Omg qu’est ce qu’il fout la lui XD (je le connais, très bien)

    C’est marrant qu’il ait pensé à   venir ici^^ (flatteur?)

    La comparaison au sophiste est en effet particulière… tu sous entends qu’Atvaark nous abuse, nous induit en erreur, derrière un style envouteur?!! (c’est peut etre vrai O_o)

    A bientot ici même, j’espère :-P …

    12 décembre 2005 à 17 h 51 min #28917 Répondre

    DelTa_K
    Modérateur
    « Atvaark » wrote:

    « Heavenletty » wrote:MAIS C’EST HORRIIIIIIIIBBBLLLLLEEEEUUUUUHHHH JE SUIS OBSEDEE PAR L’ORTHOGRAPHE!!!!!UN REMEDE PITIEEEEEEE!!!!!!

    Si tu trouves le remède, préviens-moi… ^^;

    moi je l’ai trouvé!!
    mais j’ai du trop en boire parce que maintenant l’orthographe….

    bref
    vous allez arrêtez de flooder ce post très interressant?
    nan mais!!

    pour moi, les manga sont pour la majorité des personnes une ouverture vers le japon et donc sa culture, enfin je dis manga (sous entendu japanimation en même temps) mais les quelques films qui sortent de l’archipel le sont aussi

    qui ne connait pas les samurai de nos jours? ils ont été démocratisés par des livres et films, pas forcément japonnais mais dans ce cas souvent inspiré d’un récit d’un auteur japonnais

    mais la culture japonaise est si vaste, et si différente de chez nous que ce n’est pas avec une collection de manga que l’on saura tout dessus
    il faut ensuite un investissement personnel

    bon je ne suis plus motivé à   continuer de parler
    je m’arrête là  .

    12 décembre 2005 à 18 h 52 min #28918 Répondre

    DexCaesar
    Participant

    Bonjour AkKtuL, bienvenu sur maca.

    Pour ton exposé voici quelques pistes de réflexions :

    – Parler du succès des films d’animations autant au niveau des prix dans les festivals que des entrées (ex : miyazaki)

    – Influence de plus en plus le cinéma occidental (fais une petite liste dont Kill Bill etc…)

    – Influence la BD occidentale (ex : « No mans Land » des américains Jason DeAngelis et Jennyson Rosero)

    – Parler du fan art

    – Des mangaka qui s’exportent aux USA ex : Kia Asamiya avec sa nouvelle version de « Dark Angel » ou encore Tsutomu Nihei avec « Snikt! Wolverine »

    – De la diffusion sur le web et du l’énorme succès du fansub.

    – Du fait que depuis quelques années, les films d’animation japonais ont connu un succès énorme à   l’étranger, et l’industrie figure parmi la plus importante du Japon en termes de recettes d’exportation. (ex : En 2002, les ventes de films d’animation japonais aux Etats-Unis ont atteint $4,36 milliards, soit trois fois plus que les importations aux Etats-Unis de produits à   base d’acier venant du Japon, selon le Ministère de l’industrie.)

    – En fait je pense que consciemment ou non pour beaucoup (surtout en Asie mais aussi en occident) la culture japonaise apparaît comme une alternative à   la culture américaine et même comme un moyen de résistance, d’ouverture et de diversification.

    – Terminer sur l’idée que OUI l’influence culturelle du japon est de plus en plus importante et qu’il faut aussi repositionner cela dans le contexte de la mondialisation et que en corollaire le japon est très influencé par la culture occidentale (par exemple si Link, le héros de « Legend of Zelda », est vêtu de vert, c’est que son créateur, Shigeru Miyamoto, s’est inspiré d’un héros occidental légendaire, « Peter Pan »)

    Voilà  

    12 décembre 2005 à 22 h 30 min #28919 Répondre

    Invite
    Participant

    Paranoid serait donc contre la liberté dexpression et l art de la rethorique.
    L’école des sophistes permet en effet de former des gens afin qu ils maitrisent la langue au point de l’utiliser contre nous meme a des fins pas toujours othodoxes, mais a la base sophiste vient de sophos qui signifie sagesse.Le sophistes ne peuvent donc t ils pas etre considérés comme des sages?
    Désolé je suis Hors Sujet mais si vous avez d autres idées sur le débat central, n’hésitez pas. :lol:
    (ohlala fo ke jarrete la philo, sa me monte a la tete ^^)

    20 décembre 2005 à 14 h 38 min #28920 Répondre

    Invite
    Participant

    Hey merci pour vos pistes mais j ai encore une question.
    J’épluche les site que me donne google avec différents intitulés de recherche, mais je ne trouve que tres peu de chiffres.Vous savez pas ou je peut en trouver pour illustrer mon propos?

    2 février 2006 à 21 h 19 min #28921 Répondre

    Paranoid
    Participant

    Pour ceux que celà   interesse (je fais bien peu de choses des autres, après l’heure et demi que j’ai passé la dessus O_O), voilà   le résultat du dur labeur de notre ami Akktul !

    Let’s Go for THE PAVAY

    Manga et mondialisation

    Introduction

    Le manga, ou bande dessinée japonaise, connaît une expansion rapide et mondiale depuis quelques années. Qu’est ce que le manga ? En quoi est-il en train de devenir de plus en plus important dans notre monde aujourd’hui ? Quel est le rôle joué par les mangas dans la mondialisation ?
    Nous allons étudier tout d’abord l’historique du manga : comment est-il apparu et qui sont les grands auteurs qui ont joué un rôle important dans l’amélioration du style manga et dans sa commercialisation. Ensuite, nous nous intéresserons plus particulièrement aux caractéristiques de cette bande dessinée, et aux origines de celles-ci : de quoi se sont inspirés les auteurs japonais pour créer le « style manga » ? Enfin, nous réfléchirons sur la diffusion des mangas dans le monde et l’influence qu’ils ont sur notre mode de vie, économiquement et socialement.

    I-Historique du manga

    Son histoire commence à   l’époque de Nara au 8ème siècle (Nara était le nom de la capitale ou siégeait l’empereur durant cette période). Le Japon connu alors l’essor d’une nouveauté artistique : des images peintes sur de larges rouleaux de papiers. Cette technique de dessin était appelée l’e-makimono. On peut déjà   percevoir les goûts des dessinateurs japonais (les goûts artistiques étant souvent liés à   la culture du pays). Ainsi, on retrouve sur ces peintures l’économie de la ligne qui est encore pratiquée de nos jours par les dessinateurs japonais.

    Le terme manga est apparu en 1814 avec Katsuhika Hokusaï, célèbre peintre et graveur japonais qui réalisa une série de caricatures grotesques qui représentaient les principaux personnages de son époque. Il crée ainsi le terme manga à   partir de deux idéogrammes chinois Manh et Gah. Leur relation signifie à   peu près images dérisoires.

    Image

    Le Japon va connaître une grande vague d’occidentalisation à   la fin du 19ème siècle. C’est donc sous cette influence, américaine et anglaise pour l’essentiel, que naquirent tout d’abord des journaux de caricature, puis la véritable bande dessinée manga au début du 20ème siècle. La première série de manga est crée par Rakuten Kitawa en 1902.

    Nous voyons ici la couverture d’un des livres de cette série :

    Image

    Ces mangas subissent donc la mondialisation, de par leur influences.
    Mais ces bandes dessinées sont encore très proches de leurs copies occidentales, elles sont d’ailleurs surnommées les « comics japonais ».

    Puis, dans les années 40/50, le gouvernement japonais va imposer une censure. Il va donc y avoir une coupure du développement de l’art manga, qui va alors être utilisé pour la propagande. Le manga va alors servir d’arme culturelle.

    Mais le véritable homme qui va révolutionner le genre et créer le manga tel que l’on le connaît, est Tezuka Osamu.

    Image

    Nous sommes juste après la seconde guerre mondiale. Tezuka est alors dessinateur professionnel mais il rêve de pouvoir faire des dessins animé. N’ayant pas assez d’argent, il va transcrire le style du dessin animé sur son papier. Ainsi, il dessinera des images sous différents angles de vue, sous différents cadrages, d’un style donc plutôt cinématographique. Et c’est de cette transcription que naît vraiment le manga tel qu’on le connaît. Tezuka va avoir beaucoup de succès à   son époque et de nombreux autres vont suivre son chemin. Nous pouvons remarquer comment les japonais ont réussi détourner un art occidental grâce à   leur culture, afin de crée un nouvel art. Il va donc y avoir une explosion du manga, qui devient un véritable phénomène de société, véritable miroir de cette société.

    Puis, après avoir subi la mondialisation, les mangas vont être acteurs de celle-ci. Ainsi, le manga va apparaître en France tout d’abord sous formes de séries télévisées dans les années 70, avec notamment Astro le Petit Robot, le Roi Léo, séries crée par Tezuka. Puis il y aura aussi les célèbres séries Goldorak, capitaine Flam….

    Image

    Astro le Petit Robot

    Le manga a ensuite connu aussi en France un essor considérable, jusqu’à   nos jours……

    II-Les caractéristiques du style manga

    Une des grandes caractéristiques du manga est la pluralité exceptionnelle de sa thématique. Il existe différents types de mangas, tout comme il existe toutes sortes de livres différents. Comme exemples, on peut citer les deux principaux : le shojo et le shonen, même si bien souvent ces deux types se croisent dans les mangas. Un shojo est une histoire plutôt pour les filles, vraiment romantiques, voire même parfois à   l’eau de rose, comme le manga Fushigi Yugi. Les shonen, eux, sont plutôt pour les garçons. Ce sont surtout des combats, du sang comme dans Dragon Ball par exemple.
    Le « style manga » permet de mettre en scène n’importe quelle histoire dans n’importe quel cadre.
    Ce style créé par Ozamu Tezuka, est le mariage entre des techniques cinématographiques américaines, des idées françaises et japonaises apportées par chaque mangaka.

    A-Les différents types de mangas

    Les revues de mangas sont généralement destinées à   une catégorie d’âge précise :


    *Le Kodomo repose essenciellement sur des histoires, où de jeunes héroïnes aux pouvoirs magiques combattent les « méchants ».Ce style est destiné pour les jeunes enfants.

    *Le Shônen est destiné aux jeunes garçons adolescents. Il privilégie le sport (comme le football dans Olive et Tom), l’action (comme dans City hunter), le combat(comme dans Dragon ball), les méchants(comme dans Goldorak). Souvent, le héros est un jeune garçon orphelin (ou vivant séparé de ses parents), à   la recherche de son père. Honnête et innocent, il se révèle souvent naïf, il est doté de capacités ou pouvoirs hors normes, parfois magiques. En compagnie d’amis rencontrés durant sa quête, il se bat pour terrasser le mal.

    *Le Shôjo est destiné aux jeunes filles adolescentes. Ce genre se caractérise par des récits davantage centrés sur les relations entre personnages. Ces derniers sont souvent dotés d’immenses yeux supposés exprimer davantage les émotions. Les métaphores visuelles et flash-back sont omniprésents ; en général, ce type de manga se centre sur une histoire d’amour.

    * Le Seinen est lui, destiné aux jeunes hommes et adultes. Les sujets y sont généralement plus sérieux ou violents. Le style graphique en est affecté, avec une utilisation de traits plus travaillés, une recherche plus poussée dans la mise en page.

    * Le Josei est écrit pour les jeunes femmes et adultes.

    * Le Shôjo-ai représente une romance sentimentale entre femmes.

    *Le Shôjo-yuri est une romance sexuelle entre femmes. Il annonce clairement
    qu’il s’agit d’amour (il y a parfois des scènes sexuelles) mais il se fait discret et poétique.

    *Le Shônen-ai dépeint une romance sentimentale entre hommes.

    *Le Shônen-yaoi est une romance sexuelle entre hommes.

    *Le Seijin est destiné aux les hommes adultes. Les sujets abordés sont plus graves et complexes (politique, histoire, enquêtes policières, …) et traités de façon plus sérieuse.

    *Le Redisu est destiné aux femmes adultes.

    Il existe aussi certains genres particuliers :

    *Les Dôjinshi sont des mangas dessinés par des artistes amateurs. Ce sont habituellement des parodies d’oeuvres populaires et ils sont souvent destinés à   un public adulte.

    *Les Yonkoma sont des manga de seulement quatre cases.

    *Les Gekiga ont l’idée de violence, de force, d’intensité. Par extension, le gegika désigne les manga publiés dans les années 60-70 qui abordent des sujets censés correspondre aux préoccupations ou à   la sensibilité des adultes manga.

    *Les Suiris sont des manga tourné vers l’enquête et le meurtre, des sortes de mangas policiers dont les héros sont pour la plupart du temps des collégiens ou des lycéens.

    *Les Jidaimono sont des mangas orientés vers l’histoire. Les thèmes les plus présents sont ceux sur le japon du temps des samouraïs ou sur la révolution française.
    D’autres manga dont Les Ecchi, Les Moé et Les Hentai, ont des thèmes divers tels que la sexualité.


    On remarque donc que le panel des mangas proposés ainsi que le public touché sont gigantesques.

    B-Des inspirations américaines

    Alors que le manga traditionnel respectait une pagination très classique proche de la bande dessinée, Tezuka, grand fan des productions hollywoodiennes a modifié les règles traditionnelles du manga dans le but du lui donner le rythme soutenu d’un film d’action.
    Il utilisera pour cela quelques techniques tels que l’éclatement des cases (En effet, alors qu’une planche normale se composent d’une dizaine de cases rectangulaires classiques, Tezuka va introduire dans ses manga des cases triangulaires, pyramidales, rondes, et autres), le multiples-cases(qui se définit comme une succession de petites cases représentant la même action avec seulement un élément qui diffère)(c.f. document 7).Ce dernier est le procédé du ralentit dans les manga..
    Il n’y a généralement qu’un seul moment fort par épisode et/ou par chapitre. Le manga doit en effet se voir dans sont ensemble et non pas comme une histoire à   par entière comme le propose les comics américains ou les bandes dessinées européennes. Ce procédé de mise en scène est également quelquefois poussé à   l’extrême.
    Les Japonais ont également repris des techniques de dessin des Comics américains. On retrouve entre autre l’utilisation des lignes et de traits pour donner un effet voulu à   certaines cases : Les traits sont là   pour mettre en évidence les notions de vitesse (c.f. document 1), de puissance d’un personnage, de zoom (c.f. document 2), ou pour que le lecteur remarque mieux les sentiments du personnage. Ces techniques ont été inventées dans les années 50 lors de la publication des premiers comics.
    Dernière technique reprise aux américains, qui est l’argument le plus utilisé des détracteurs du manga, est l’utilisation des grands yeux, ce qui permet de renforcer l’expressivité du visage et de mieux décrire les émotions. Chaque type de personnage possède son style de dessin. Les personnages méchants ont souvent les yeux plus petits et les sourcils épais. Les jeunes enfants ont les yeux très ronds et très grands. Les jeunes hommes ont des yeux au trait simple et de forme ronde ou allongée. Les jeunes filles ont de grands yeux remplis d’étoiles qui semblent briller (c.f. document 3). L’explication vient encore une fois de Tezuka. Celui-ci, en grand admirateur de Disney, était tombé amoureux des grands yeux de Dumbo et de Blanche Neige. Il les trouvait très expressifs. Il les a donc tout simplement inclus dans ses mangas et la technique est restée. Les mangakâs de la génération suivante trouvaient en effet qu’il était très facile de faire transparaître les sentiments de leurs personnages à   travers d’aussi grands yeux.

    C-Des inspirations françaises

    Les Japonais ont toujours admiré les Français. Le style manga à   son origine est d’ailleurs une copie fidèle de notre bande dessinée européenne.
    Depuis lors, le style a changé, mais le côté français d’un manga est toujours synonyme de prestige. Ainsi, dans de nombreux mangas, on retrouve des personnages plus ou moins imprégnés d’une mode française. Cela va des vêtements aux styles de vie.
    Cependant, la plupart des mangakâs n’ayant jamais mis un pied en France, cela provoqua de nombreuses erreurs. La plus importante erreur qu’ils aient commise est à   propos de la couleur des cheveux des Français. En effet, pour eux, cela fait vingt ans que la plupart des Français ont une tignasse rouge, verte ou bleue !

    D-Des adaptations japonaises

    Le rôle des mangakâs a été de prendre ces divers éléments, ainsi que leurs propres caractéristiques plus anciennes, et d’en faire quelque chose de typiquement japonais. La principale différence entre une bande dessinée européenne et un manga japonais est que le lecteur nippon est bien plus sollicité, pris à   parti par l’auteur. Les cases brisées américaines ont encore été accentuées par les Japonais qui ont introduit en plus des dessins qui traversent plusieurs cases. Ils jouent avec les bords des cases. (c.f. document 6)
    Les mangakâs ont également introduit des personnages témoins dans leurs histoires. Ceux-ci sont des personnages totalement extérieurs à   l’histoire qui apparaissent dans les moments forts, dans les moments d’actions, pour suggérer un sentiment au lecteur.
    Les mangakâs sont également responsables de ce que l’on appelle la rupture de l’homogénéité graphique du manga. Celui-ci se caractérise entre autre par la présence de plusieurs styles graphiques différents dans une même page et parfois même dans une même case. Un héros comme Ryo Saeba (City Hunter, Tsukasa Hojo ) peut en effet passer d’un look très sérieux de jeune premier à  , la case suivante, une tête d’obsédé sexuel pervers et idiot. (c.f. document 4a et 4b) Les dessinateurs utilisent également couramment le SD ( Super Deformed )(c.f. document 5). Les personnages SD ont soit une partie de corps, soit tout le corps anormalement proportionné. Ainsi Kaori, l’assistante de Ryo Saeba dans City Hunter, aura une tête qui remplira toute la case lorsqu’elle se fâche contre son collègue.
    On remarque aussi que durant ces scènes humoristiques, le mangakâ ignore la plupart du temps les décors ou les remplace par une tapisserie de petits dessins identiques tels des oiseaux, des bananes, des bulles de savon, des étoiles scintillantes. Tout ceci a bien sûr pour effet d’accentuer le comique de situation. Les Japonais sont de grands fans de l’exagération. L’étonnement est souvent traduit par une chute du personnage à   terre.
    Il y a également une forte utilisation d’onomatopées relatives aux mouvements, actions, pensées, des personnages. C’est un moyen utilisé pour créer un certain dynamisme dans l’histoire, sans recourir au texte en tant que tel. Notons au passage que le japonais est beaucoup plus riche que le français en onomatopées et que leur champ d’application est plus large, incluant des concepts surprenants tels que l’onomatopée du sourire (niko niko), du silence (shiiin) ou encore du scintillement (pika pika, d’où le nom de Pikachu). Ces petits mots qui imitent le son de certains objets font partie d’un très grand registre au Japon et peuvent même sonoriser des objets qui à   l’ordinaire ne font pas de bruit. Il est possible qu’elles représentent des choses ou événements qui dans la réalité ne font pas de bruits. Par exemple, un rougissement ou la neige qui tombe sur le sol.

    Documents annexes sur les caractéristiques du manga

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    Document 1. Dans Ghost In The Shell, la technique des traits permet de montrer l’accélération des véhicules.

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    Document 2. Voici une case de Gunnm qui utilise le trait comme zoom.

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    Document 3. Les yeux.

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    Document 4a. Dans Dna², le héros, Yota, peut avoir plusieurs expressions du visage très différentes selon la situation. Sur la première image, son visage est sérieux afin de séduire une jeune fille…

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    Document 4b. Sur la seconde image, le même personnage possède un visage totalement différent. Pour accentuer le coté humoristique, le décor disparait au profit de petites étoiles.

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    Document 5. Voilà   un exemple de SD, extrait de City Hunter.

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    Document 6. Dans Gunsmith Cats, on remarque fréquement des planches ou la mise en page est originale. En « brisant » les cases de cette manière, l’auteur permet de percevoir une vision de l’action sous plusieurs angles de vue.

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    Document 7. Une planche de Gunnm qui contient trois plans différents représentants la même chose.

    III-Diffusion et influence du manga en France

    A-Historique de la diffusion des mangas et animes en France

    a)Les animes

    Cette diffusion commence d’abord sur le petit écran dans les années 70. Les animes sont alors considérés comme des programmes pour enfant et diffusés dans des émissions destinées à   ce genre de public. C’est ainsi qu’apparaissent sur nos écrans Astro Boy le petit Robot et Le Roi Leo de Tezuka. Plus tard, dans les années 80, Antenne 2 (maintenant France 2) retransmet quelques séries qui ont fait connaître les mangas à   toute une génération tels que Goldorak, Albator, Candy, Capitaine Flam, Les Chevaliers du Zodiaque. Et, depuis 92 on constate un engouement général pour le japonais, puisque La Cinq (aujourd’hui France 5), AB productions, et le Club Dorothée sur TF1 ont proposé des animes dans leurs grilles de programmes. Cela vaut encore aujourd’hui avec le présence de la chaîne AB1 sur le câble qui diffuse des animes ainsi que la chaîne mangas ou encore Canal +.

    b)Les mangas

    Pour ce qui est des mangas (sur support papier), ils apparaissent en France en 1978 avec le magazine suisse Le Cri qui tue d’Atoss Takemoto. Malheureusement, ce magazine ne dure que jusqu’en 1981 et est contraint de s’arrêter après 6 numéros pour cause de soucis financiers et d’invendus. Cela reste quand même le premier manga publié en France. Takemoto avait vu juste, mais sans doute trop tôt. En 1983 interviennent quelques tentatives de traductions de mangas japonais mais sans suites. On s’essaye aussi à   l’adaptation de séries télé, mais ces adaptations sont dessinées grossièrement par des studios francais qui utilisent souvent des traductions déjà   effectuées en anglais pour les retranscrire en français. Ces adaptations telles que Le Journal d’Astro le petit robot, Les Aventures de Tom Sawyer, Super Goldorak, Albator, parus entre 1978 et 1987 ne sont donc pas considérées comme des mangas malgré un certain succés.
    En 1988, Jacques Glénat en voyage au japon découvre la BD Akira de Katsuhiro Otomo. Charmé, il décide de la ramener en France et de la publier en kiosque au debut des années 90. Le manga peine alors à   trouver son public et c’est seulement en 1991 avec la sortie du film tiré du manga que le public daigne y porter un intérêt. En effet, Akira acquiert trés rapidement le statut de film « culte » et grâce au bouche à   oreille, le manga du même nom édité par Glenat est rapidement apprécié par le public et la critique, malgré quelques détracteurs des mangas qui jugent quelques scènes trop dures. Akira est rapidement suivi par la diffusion de la série télé Dragon Ball sur TF1 et Sangoku, son héros courageux mais naïf devient rapidement la coqueluche des cours de récréation. Glénat prend alors le pari d’éditer la série sur le papier. Pari réussi, avec plus de 120 000 exemplaires vendu par tome (la série en comporte 42), Dragon Ball est un veritable succés. L’initiative de Glénat est très vite imitée par d’autres éditeurs tels que Dargaud avec son label Kana, J’ai Lu, Delcourt, Casterman, Soleil, Pika éditions ou encore Tonkam.
    C’est là   que commence le phénomène Manga. D’aprés Gilles Ratier, secrétaire général de l’ ABCD (Association des critiques et des journalistes de bande dessinée), les nouveautés mangas représentent, en 2004, 35,65% des nouveautés du marché de la BD, preuve que « l’ouragan mangas » sévit encore aujourd’hui.

    B-Impact économique

    Depuis les années 90, le phénomène manga n’a cessé de prendre de l’ampleur malgré quelques fluctuations. Quelles sont les conséquences et les causes de ce phénomène sur le secteur économique touché ?

    Tout d’abord, ce sont les boutiques spécialisées dans l’importation de mangas japonais qui subissent un essor lié au manga. En effet, les fan des séries télévisées étaient tellement obnubilés par elles qu’ils préféraient acheter les épisodes en japonais plutôt que d’attendre leur diffusion à   l’écran. C’est ainsi que se sont développé les boutiques d’import de manga et que leur nombre a fortement augmenté. En 1993 par exemple la société Samourai ne possédait qu’une boutique à   Paris alors qu’en 1995, elle en comptait 11 sur tout le territoire.
    Puis, les éditeurs s’apercevant que le manga représente une véritable mine d’or pour eux se lancent dans la traduction de titres japonais. Les éditeurs de vidéos tels que PCF Vidéo ou AK Vidéo qui avaient déjà   conquis les marchés anglais et espagnols se lancent à   la conquête de la France.
    Le succès des produits traduits, et donc plus abordables pour un public amateur, ne se fait pas attendre puisque leurs ventes augmentent de 300% en 95 au dépend de celles des produits en japonais. Cette augmentation est due à   la forte croissance du nombre d’éditeurs. En effet les éditeurs pionniers tels que Glénat et Casterman pour le support papier et AK Vidéo et PCF Vidéo pour les vidéos sont vite rejoints par les boutiques d’importation qui se mettent à   l’édition comme Tonkam ou Samouraï, mais aussi par des éditeurs naissants ou nouveaux dans le monde du manga tels que Dargaud avec son label Kana, Pika éditions, J’ai Lu, Soleil mangas, Kaze vidéos, et bien d’autres. Chaque éditeur propose des produits différents, donc le public touché est plus large, chacun y trouve son bonheur donc chacun achète. Les mangas séduisent aussi par leur grand nombre de pages et la rapidité à   laquelle sortent les tomes d’une collection (cela est possible grâce la méthode de travail japonaise très structurée), le tout pour un petit prix .C’est de là   que vient le boom des mangas qui sévit encore aujourd’hui comme le montrent ces quelques chiffres :
    Les ventes de Kana ont augmenté de 64% en 2002 et celles de Pika de 43% en 2003, de plus, les mangas représentent 1/3 des BD vendues en France. On peut aussi noter qu’en 2004, 754 mangas ont été édités en français contre 521 l’an passé (soit une augmentation de 233 titres (contre 144 en 2003)). Ce marché est donc très florissant en France comme le montre le chiffre d’affaire cumulé des 3 plus gros éditeurs de BD francais qui s’élève à   174 millions d’euros, mais ce n’est rien comparé à   celui des trois plus grands éditeurs japonais qui lui est 20 fois supérieur.
    On remarque aussi une forte augmentation du nombre de magazines de prépublication des mangas tels que Shônen, Magnolia, Coyote, Tokebi, Mangas Hits ou encore des magazines de critiques comme Le Virus Manga, AnimeLand ou Mangajima . Ils sont présents partout alors que, il y a quelques années, on ne les trouvait qu’en petit nombre et seulement dans les boutiques spécialisées.
    Le marché des produits dérivés est lui aussi en plein essor avec toutes les figurines en tout genre, des cartes, des posters, des CD etc…
    De plus, contrairement à   ce que l’on pourrait penser, ce marché ne nuit pas à   celui de la BD franco-belge. En effet, le manga se présente plutôt comme une alternative à   la BD parfois considérée par les jeunes comme trop « adulte ». Ainsi, le marché de la BD franco-belge se porte très bien en 2004 avec des titres aux tirages faramineux tels que Titeuf, tiré à   2 millions d’exemplaires, XIII à   450 000, Largo Winch à   530 000…
    Les mangas sont donc une véritable mine d’or pour les éditeurs qui n’ont pas mis longtemps à   le comprendre étant donné la rapidité à   laquelle s’est développé le marché (le mot manga était presque inconnu en France il y a 10 ans encore) en France, mais aussi aux Etats-Unis où le phénomène est à   peu prés similaire. De plus, il offre de grandes ressources grâce à   une production de masse et le plus souvent de qualité. Mais le manga est il un marché durable et exploitable à   long terme ou seulement une mode passagère ?

    C-Influence sociale

    Ce « boom » du marché de la BD et des films japonais n’est pas sans conséquences sur la population de l’hexagone.
    En effet, ces produits touchent un très large public, car chaque tranche de population a son manga propre, comme vu dans la partie précédente, ce qui augmente l’influence qu’ils ont sur la population.
    On dit souvent que les mangas sont intéressants, car ils dévoilent des parties de la culture japonaise. Il est vrai que souvent, exporter son art est la meilleure, voire la seule manière d’exporter sa culture. Les Etats-Unis, rois du film à   grand public sont un très bon exemple de pays qui a exporté sa culture en même temps que sont art. Les films américains sont souvent une vitrine de la culture américaine mettant parfois en scène une famille habitant dans une belle maison, avec une grosse voiture, des jeunes allant à   l’université et non à   la fac, ou encore un film souvent violent, dans lequel la police américaine dévoile ses méthodes musclées etc…
    Il en va de même pour les mangas qui nous dévoilent le cadre de vie japonais avec la maison traditionnelle, les coutumes culinaires, les repas pris parfois assis par terre ou sur des coussins, la place centrale de travail…
    Les mangas sont donc un moyen de connaître quelques aspects de la culture japonaise, mais il faut se méfier des stéréotypes qui sont convoyés par ces oeuvres, car elles reflètent souvent la façon dont un pays veut être vu plus que la façon dont il doit être vu.
    De plus, la culture japonaise est assez particulière pour nous les occidentaux. Cela se sent dans les mangas avec certains passages incompréhensibles pour qui n’est pas initié à   la culture de celui que les a créés. Cela incite le lecteur a s’intéresser à   la culture de l’auteur et par extension à   la culture japonaise toute entière.
    Les mangas sont donc en quelque sorte une « involontaire brochure publicitaire pour le japon », à   la fois révélateurs de la culture japonaise, mais aussi incitants à   apprendre plus au sujet de cette culture.
    Les mangas sont aussi une opportunité pour les créateurs de confronter leurs cultures. Ainsi, de plus en plus, des artistes japonais et occidentaux sont amenés à   travailler ensemble sur un même projet. Il en résulte un mélange de cultures observable dans l’oeuvre concernée par un grand public. Cela peut amener le lecteur à   se confronter lui même à   une autre culture.
    Enfin, la culture japonaise se présente, souvent inconsciemment, comme une alternative à   la culture américaine. En effet, ces deux nations sont deux modèles de cultures mondiales. Mais, elles sont très différentes et chacune est régie par des croyances et des règles propres. On remarque de nos jours une émergence de la culture japonaise en occident, face à   la suprématie de la culture américaine. Cela est probablement dû à   l’essor des produits japonais dans le monde: de la cuisine, aux oeuvres littéraires comme les mangas.

    Conclusion

    Les mangas ont joué un rôle important dans la mondialisation de la culture japonaise. En effet, ils ont beaucoup contribué au rayonnement culturel de l’Empire du Milieu. Le mode de vie des japonais y est très souvent retracé, permettant ainsi au reste du monde de mieux le connaître. Le quotidien de ces asiatiques, grâce à   l’exceptionnelle diversité des sujets traités, est ainsi mieux compris par les occidentaux malgré toutefois d’inévitables stéréotypes. De plus, les mangas participent à   l’essor économique du secteur de l’édition que ce soit dans le pays producteur, ou dans les pays lecteurs. Enfin, le modèle exposé dans les mangas fait opposition à   l’omniprésent modèle américain. Mais une question subsiste malgré l’apparente ébullition concernant ce domaine. Cette mondialisation de la culture japonaise va-t-elle poursuivre sa lancée ou s’essouffler et tomber dans l’oubli, sous le poids de l’imposant géant américain ?

    ——————————————————————————–

    *Copyright Jean K.* (son prof risquerait de tomber là  -dessus et de l’accuser copier/coller intempestif…)

    Voilà   ! Un ensemble qui me parait assez complet et ludique… Certes, il y aurait encore beaucoup à   dire, mais pour un dossier d’ECJS, le boulot est déjà   considérable…(croyez moi)

    3 février 2006 à 1 h 34 min #28922 Répondre

    Atvaark
    Modérateur

    Joli travail !

    Et merci Nono pour le post. :)

    3 février 2006 à 21 h 28 min #28923 Répondre

    Invite
    Participant

    Verdict 7/10.
    3je suis resté sur ma fin car vous n avez pas assez illustré vos propos bien que le sujet s y pretait fortement » ou un truc du genre ^^.
    Enfin voila.

    J aurais bien aimé ajouter la bibliographie mais bon jlé paumée… :o
    J ajoute que je n ai pas tout fait tout seul bien sur. Seulmene tles trucs bien hihihi .

    Allé bonne lecture et vive l ECJS, le prochain sujet c est les sectes, ça vous interesse? ^^

    4 février 2006 à 0 h 47 min #28924 Répondre

    Heavenlys
    Participant

    Oh que oui!

    SI tu trouves des renseignements sur l’Orange Sacrée, n’hésite pas!!!!

    ahemp…oui… :je sort:

    6 juin 2016 à 3 h 18 min #269274 Répondre

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    31 juillet 2016 à 11 h 19 min #270188 Répondre

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20 sujets de 1 à 20 (sur un total de 27)
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