I Am Alive [PS3]

conclusion

Note globale
75%

I Am Alive réussi à apporter un peu de fraîcheur dans un genre malmené : le jeu de survie. Il se différencie immédiatement de ses congénères de types "horrifiques" comme Silent Hill ou Resident Evil avec un parti pris plus réaliste. On ne combat que des humains et les combats sont techniques, entre bluff, gestion de groupe et baston à proprement parlé. Cela permet au jeu d'être vraiment original alors que les ténors du genre se tournent de plus en plus vers l'action pure.

Néanmoins I Am Alive paie les choix d'Ubisoft à être un "petit jeu" et l'aventure, bien que courte, est assez répétitive. Mais les développeurs ont su savamment varier les situations et les environnements pour faire passer la pilule. Bref, si vous aimez le genre "survival", c'est un jeu à essayer !

Points forts

  • Vrai survival en ces temps de disette
  • Gestion de groupes ennemis, bluff... vrais innovations de gameplay
  • Points faibles

  • Aventure courte...
  • ... et rapidement répétitive
  • Article complet

    Adam est de retour dans la ville d’Haventon pour retrouver sa famille. Un an après le « Choc », la ville est en proie au chaos le plus total, les immeubles se sont en partie effondrés et la population a fui ou est morte à cause de la poussière toxique qui stagne à la surface du sol. La femme et la fille d’Adam répondent également aux abonnés absents et ce dernier décide alors de partir à leur recherche.

    Après un développement assez erratique et d’une quasi annulation, I Am Alive est enfin entre nos mains. Disponible sur PC, Xbox 360 et Playstation 3, le jeu est proposé uniquement en téléchargement pour une somme de 15€ environ. A ce prix, on se retrouve avec un mélange de survival, d’aventure et de plateforme façon Assassin’s Creed. Mais heureusement, Ubisoft Shanghai a bien retenu que dans le genre « survival-aventure-plateforme », il y avait avant tout le mot « Survival » et la survie sera bien au centre des préoccupations des joueurs aux commandes d’Adam.

    La gestion de l’endurance est centrale. Courir, grimper, se battre fatiguera votre personnage. Le sol est habité d’une brume mortelle permanente, issue de la poussière toxique du grand cataclysme qui a détruit la civilisation. Du coup, être sur le sol sera synonyme d’endurance qui diminue rapidement jusqu’à la mort du personnage. Seul salut : les hauteurs ! Et l’escalade est une constante du jeu. Mais là aussi, l’endurance diminue jusqu’à ce que le héros ait atteint une plateforme. Si le joueur se retrouve dans le rouge au niveau endurance, il pourra soit utiliser un précieux piton pour se créer un point de repos durant son ascension, soit utiliser un item pour se redonner du tonus ou alors puiser dans ses ressources physiques pour un ultime effort. Problème de cette option : elle diminue la barre d’endurance de façon permanente.


    Escalader, crapahuter font partie du quotidien d’Adam

    Néanmoins, aider les rares survivants permettra de débloquer des bonus pour augmenter l’endurance, avoir des pitons ou se redonner de l’endurance. Les développeurs n’ont pas abusé sur la difficulté pour rallonger artificiellement la durée de vie. En revanche, l’effet recherchée via la gestion de l’endurance, à savoir le gros coup de stress, est lui bien au rendez-vous.

    Autre très bonne idée du jeu : la gestion des combats. Pour être vraiment en mode « survie », il faut en général se retrouver avec une cuillère et un bâton contre une bande de gars peu amène… hé bien c’est exactement dans ce genre de situation que I Am Alive va vous plonger. Les munitions sont très rares et les armes blanches restent souvent le seul salut en cas de combat. Mais Adam n’est qu’un homme, frêle et mortel et une balle bien sentie ou quelques coups de machette auront vite raison de notre héros et quand vous avez une bande de six gars en face…


    En voilà un qui ne posera plus aucun problème à notre héros

    Et bien il faut recourir à la ruse ! Et le jeu l’a réussi d’une bien belle manière en incorporant une dimension de bluff. Pointer une arme vide sur un ennemi et ce dernier ne vous attaquera pas, de peur de s’en prendre une. Tuer le chef du groupe ou le type avec une arme, et les autres auront plutôt tendance à déguerpir. Il y aussi des ennemis qui ne cherchent qu’à se défendre et qui laisseront le joueur passer s’ils ne sont pas attaqués. Bref, c’est tout une gestion intelligente de l’affrontement que propose I Am Alive et qui renforce l’aspect « survival » du jeu.

    I Am Alive, le survival ultime ?

    Il est temps maintenant de tempérer (malheureusement) tous les bons cotés du jeu car la perfection n’est pas au rendez-vous.

    Le jeu est plutôt court, environ 5h de jeu, et assez répétitif. Il n’en devient pas forcément lassant mais les mécaniques de jeu ont tendance à se répéter et il est clair que l’objectif est de ne « pas trop en donner pour un jeu à 15€ ». Les puristes du genre devront choisir directement le mode de jeu « Survie », le plus dur, sinon les items pour aider le joueur sont un peu trop fréquents et facile à avoir. Au moins, les heures de jeu sont du « vrai » jeu et ne consiste pas seulement à se refaire des passages à la chaîne pour cause d’une difficulté trop corsée. Ensuite, les graphismes sont assez moyens. Les limitations techniques sont bien gérées, la brume explique le champ de vision limité et les filtres graphiques cachent un peu des graphismes quelques peu dépassés. Heureusement les environnements variés et les effets de lumières permettent d’éviter un sentiment de lassitude durant l’aventure.


    C’est pas du Battlefield 3 niveau graphisme…

    En conclusion

    I Am Alive avait promis beaucoup, avant de tomber quasi dans l’oubli. Son retour par la petite porte du téléchargement (disponible sur le Playstation Store) aurait pu augurer un jeu bâclé mais il n’en est heureusement rien, loin de là.

    Bien que moins ambitieux que prévu, il offre une aventure prenante et bourrée d’excellente idée de gameplay, notamment dans la gestion des combats. Malheureusement trop court et très orienté « plateforme-escalade », il en devient un peu répétitif. Mais alors que le genre « survival » est de plus en plus remplacé par « action », il est bon d’avoir un jeu qui laisse la part belle aux fondamentaux du genre : la solitude, un monde dévasté, des armes limitées, la peur…

    # Le détail #

    Graphisme : 13/20
    Le genre « fin du monde » n’est pas le plus original mais l’ambiance générale est réussie et les filtres « crades » servent habilement à poser l’univers du jeu (et à cacher des graphismes un peu dépassé)

    Scénario : 13/20
    Du classique et de l’efficace, un héros solitaire, une famille à sauver… Rien de renversant mais pas de déception sur l’histoire.

    Jouabilité : 14/20
    Quelques couacs durant les phases d’escalade, notamment dans le choix des directions. Sinon tout est ok, Adam se contrôle sans problème.

    Durée de vie : 13/20
    Petit budget rime malheureusement avec petit jeu dans le cas de I Am Alive. Néanmoins il offre une aventure prenante et deux modes de difficulté pour les plus exigeant.

    Musique & Son : 17/20
    Toute l’ambiance sonore colle parfaitement aux situations et au genre apocalyptique. Rien de grandiose mais du très efficace.

    Néanmoins I Am Alive paie les choix d’Ubisoft à être un « petit jeu » et l’aventure, bien que courte, est assez répétitive. Mais les développeurs ont su savamment varier les situations et les environnements pour faire passer la pilule. Bref, si vous aimez le genre « survival », c’est un jeu à essayer !

    Des visuels du jeu I Am Alive sur Playstation 3

    I am Alive